Témoignage
Dans son restaurant, Brice mitonne des petits plats
A 25 ans, il est à la tête de deux restaurants traditionnels. Cela ne l’empêche pas de mettre la main à la pâte le midi et certains soirs. Un métier passion.
« Au lycée, j’accrochais pas trop. J’aurais bien aimé être gendarme. Avec ma vue, c’était pas possible. J’ai alors pensé devenir cuisinier. » Brice Pinon n’avait aucune prédilection particulière pour ce métier.
À la fin de la première, Brice quitte le lycée pour entrer au centre de formation des apprentis, le CFA de Ploufragan (Côtes-d’Armor). Il décroche un CAP et un BEP. Puis passe un bac pro hôtellerie-restauration.Les nombreux stages qui émaillent la formation donnent au jeune homme des occasions de glaner bonnes idées et tours de mains. « On apprend surtout sur le terrain, » assure-t-il après quatre ans d’expérience auprès du même chef.
Brice occupe plusieurs postes pendant 18 mois, puis se fixe dans une brasserie pizzeria de Saint-Brieuc… Pour huit mois.
Car l’idée de monter sa propre affaire fait son chemin dans l’esprit du Breton qui recherche plutôt un hôtel-restaurant. Il le trouve au Légué, côté Plérin. Avec l’aide de son père, il acquiert le Grenier à sel. « J’étais chef à 23 ans. Avec un apprenti, on assurait 60 couverts le midi. De la cuisine familiale et des repas ouvriers. Le week-end, le restaurant attire les familles et les retraités. »
Quelques mois plus tard, Brice se lance dans une deuxième affaire. Il aménage la Pause gourmande dans d’anciens locaux commerciaux situés dans une zone industrielle. « Le midi, on fait 80 à 90 couverts sans arrêter. »
Brice Pinon aime son métier. Pendant que l’apprenti prépare le buffet de hors-d’œuvre, le cuisinier s’atelle aux sauces, découpe le poisson. Au travail dès 8 heures pour faire les courses, il ne voit pas la matinée passer. « Pour faire ce métier, il faut de la motivation, de la passion. Il ne faut pas compter ses heures. » Son épouse travaille avec lui à la Pause gourmande. « Mon problème, c’est de trouver du personnel. »