Ouvriers, employés, techniciens : en partenariat avec la société d'intérim Randstad, voici le premier baromètre Ouest-France des salaires non-cadres. Explications.
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L'originalité. Sur le thème des rémunérations, ce ne sont pas les études qui manquent. Les hebdomadaires d'actualité en font régulièrement leur une : tout sur le salaire des cadres, des fonctionnaires, des médecins, etc. Plus rares sont les enquêtes sur les non-cadres : maçons, peintres, manutentionnaires... Tous ces travailleurs du privé qui constituent le gros bataillon des salariés en France.
Le tableau ci-contre se limite aux 50 métiers les mieux rémunérés. Sa version complète, pour les trois régions de l'Ouest, est accessible dès ce matin sur notre site Internet ouest-france.fr. L'étude sur la France entière est publiée par nos confrères de L'Expansion.La méthode. Le baromètre a été réalisé par le 2e groupe mondial de services en ressources humaines, Randstad (ex-Verdiorbis). Il a mouliné deux millions de fiches de paie de travailleurs intérimaires inscrits sur les fichiers de ses 700 agences françaises. Un bon indicateur, le salaire des intérimaires ? Oui, parce que la loi oblige les employeurs à les payer au même niveau que les permanents qu'ils remplacent, hors ancienneté. Ils touchent en plus des indemnités de congés payés et de fin de mission. Ces éléments de revenus n'ont pas été pris en compte. Pas plus que les primes variables qui peuvent atteindre des montants significatifs dans certaines professions.
Les chiffres ci-contre correspondent au salaire brut mensuel en 2008. Le salaire net est de 21 % à 24 % inférieur. Ainsi, le smic était de 1 321 € brut, en moyenne, sur la période étudiée et de 1 037 € net.
Les absents. Nous avons écarté les métiers dont la rémunération moyenne avait été calculée à partir d'un nombre trop faible de salariés, et donc susceptible d'erreurs. Ce tableau, rappelons-le, s'en tient aux professions non-cadres du seul secteur privé et faisant appel à des intérimaires. Il n'intègre pas des métiers équivalents dans le secteur public.
Des salaires modestes. La rémunération moyenne des non-cadres en Bretagne est de
1 376 € brut. Presque 20 € de moins que la moyenne nationale (1 395 €). À peine 4 % de plus que le smic. La principale explication de cette faiblesse des salaires dans la région tient à la part des industries agroalimentaires : un emploi sur trois. Ce secteur emploie en masse des salariés peu qualifiés, payés le smic ou quelques dizaines d'euros de plus.
La construction en tête. C'est dans le secteur du
BTP, aux conditions de travail réputées difficiles, qu'on trouve les meilleurs salaires. La construction a besoin de salariés qualifiés qu'elle peine à trouver sur le marché de l'emploi. La rémunération moyenne y est légèrement supérieure à 1 500 €. Un plâtrier-plaquiste gagne facilement 100 € de plus. Un chef d'équipe BTP franchit souvent la barre des 2 000 €.
>> Consultez notre dossier sur l'emploi dans le secteur BTP Construction L'industrie à la peine. En dehors de quelques spécialités (dessinateur, soudeur, chaudronnier...), les métiers de l'industrie, peu qualifiés dans notre région, peinent à décoller du plancher du smic. Leur moyenne se situe à
1 361 € brut, là aussi en dessous de la moyenne nationale (1 389 €).
Les hommes devant. La rémunération moyenne des hommes non-cadres, tous secteurs confondus, s'élève à
1 387 €. Celle des femmes plafonne à
1 355 €. Chiffres à placer dans leur contexte : une masse de métiers ne sont exercés que par des hommes. Ou que par des femmes. Pour ceux recrutant dans les deux populations, la rémunération est identique dans les métiers peu qualifiés. Elle est plus élevée pour les hommes dans les métiers qualifiés (de 5 % à 15 %). Ce que rien ne justifie.
Ouest-France
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